Travailleurs handicapés et télétravail

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Un article rédigé par Antoine Pietri dans le Nouvel Economiste pose avec pertinence que le  « développement des nouvelles technologies de communication, combiné à la multiplication de logiciels et services dédiés aux handicapés, favorise désormais le travail à distance ». Mais aussi que cette possibilité  « demande un minimum de rigueur et d’organisation ». Au-delà de l’obligation pour les entreprises de plus de 20 salariés de réserver 6% de leur effectif à des travailleurs handicapés, la grande résistance est due pour partie à la mobilité demandée pour venir en entreprise et à l’environnement professionnel proposée par celle-ci. Il y a aussi une réalité du handicap qui est polymorphe, la peur des transports, de la foule, font notamment partie de la définition.

Par ailleurs, il existe aujourd’hui de nombreuses possibilités, dont des logiciels adaptés, pour bien travailler à distance. Il faut surtout bien poser les règles de cette collaboration et, notamment, d’aménager des plages lors desquelles, effectivement, le télétravailleur handicapé est présent au sein de l’entreprise.

Il faudra être vigilant car « le travail à distance nécessite par ailleurs plusieurs conditions préalables : autonomie, maîtrise de l’outil informatique… Une période de formation au poste est souvent nécessaire en interne. Il est donc recommandé de ne pas embaucher directement en télétravail, mais de prévoir une période en interne pour que le travailleur puisse se familiariser avec le poste ».

Le coworking, antidote à l’isolement ?

Nous reprenons l’intégralité du paragraphe auquel il n’y a vraiment rien à rajouter : « Les espaces de co-working peuvent alors constituer une solution intermédiaire. Accessibles, flexibles en termes d’horaires, ces “tiers lieux”, situés entre le domicile et le lieu de travail, sont de plus en plus utilisés par une clientèle de salariés nomades. “Le télétravail dans les lieux partagés, dans les espaces de coworking, est évidemment une piste intéressante, puisque ces lieux permettent de limiter les temps de trajet tout en évitant au travailleur d’être isolé, remarque Annick Montfort, de l’Agefiph. C’est tout à fait intéressant, notamment sur des périodes de transition.” Pour l’employeur, il peut être intéressant de privilégier ces plateformes transitoires plutôt qu’une solution de télétravail. En effet, les espaces de coworking sont non seulement accessibles aux handicapés moteurs, mais ils sont également équipés de tout le matériel informatique nécessaire : imprimante, photocopieur, visioconférence, lignes de téléphone, Internet haut débit… Ils permettent ainsi d’éviter à l’entreprise de devoir installer un poste de travail au domicile du travailleur. Une installation souvent lourde, coûteuse et chronophage.

Pour Eric Blanchet, directeur général de l’Adapt, l’appropriation de ces lieux par les travailleurs handicapés peut même faire évoluer les mentalités et favoriser leur intégration. “Le nomadisme s’est énormément développé en France, et contrairement aux idées reçues, il commence à être adopté par des travailleurs handicapés”, remarque-t-il. Pour lui, “il est important que l’espace de coworking intègre cette dimension-là. Cela participe à la sensibilisation de chacun : les tiers lieux doivent aussi être des lieux de rencontre citoyenne ».

Nous en sommes convaincus car nous vivons cette agglomération multiculturelle au quotidien. Elle permet si les espaces sont bien animés, de bien valoriser la ressource humaine et de créer des échanges qui sont autant de richesses potentielles. Encore faut-il que nos tiers lieux soient dans le spectre, à la fois, des usagers potentiels et des prescripteurs.

De nombreuses références sont faites, dans ce dossier, à Zevillage qui a consacré de nombreux articles à ce sujet.

N’hésitez pas à nous contacter pour considérer cette opportunité !

 

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